Alors ce soir-là, la salle était pleine. C'était le premier miracle de la soirée.
Le deuxième miracle, c'est la qualité du concert. J'avais bien sûr vu Yves accompagné par son guitariste et sa contrebassiste, mais là sur de nouvelles chansons que je ne connaissais pas, entendre les musiciens prendre des deuxièmes ou troisièmes voix, changer la sonorité de leur instrument, prendre la rythmique, dans la plus parfaite complicité.... tout cela vous donne un concert dont on oublierait presque les paroles pour rester dans le jazz, la samba, la rouba et des skat de toute merveille.

Quant aux paroles, parlons-en. Ma préférée est probablement notre amour guimauve, my love, chanson sur l'usure du temps qui passe sur les amours qui lassent (je ne suis pas sûr du titre). Autre chanson qui vaut le détour, celle d'un général qui rêve des honneurs postumes. Les thèmes sont tous très originaux et c'est le deuxième point marquant du tour de chant. Le point d'orgue dans l'originalité est la chanson du pivert, chanson d'un aliéné qui raconte sa vision de l'hôpital psychiatrtique. La chanson des mouches qui sont les mal-aimées de notre société est également des plus originales originale.

La salle était en communion avec l'artiste et bien sûr buvait toutes les paroles avec délectation.

La fin fut un triomphe d'applaudissements et les rappels furent nombreux.

Ensuite derrière une telle maestria, les pauvres artistes du boeuf, eurent toutes les peines du monde à monter sur scène.

Chapeau l'artiste !