Marie-Stone, nous l'avions déjà rencontrée au Connetable où elle avait interprété trois de ses chansons derrière Jules Bourdeaux et Marc Havet.
Nous étions impatients de voir la Stone à son concert au Soleil de la Butte, pour le premier concert de l'assoce bolognaise qui recevait une chanteuse en artiste principal.
Déjà premier détail qui ne trompe pas, la salle était remplie, elle s'est présentée avec sa simplicité et sa grâce naturelle. Elle a chanté pieds nus, elle a chanté pour nous un premier beau texte qui racontait les plages au matelas de sable, celles des solitaires des mers sans père ni mère. C'est après une première salve d'ovations que Marie a continué son spectacle, en nous chantant certains des hommes qu'elle a croisés.
Les uns sont des moustiques, ceux qui vous aspirent de leur dard, pour vous laisser dans le sang un bambin qu'on appellera Citronnelle pour leur apprendre à se prémunir de leur passage.
Les autres sont des Rémora, ces poissons ventouses qui voyagent sur le dos des requins, ces poissons pots de colle qui finissent par vous pomper l'air.
Très trentenaire Saxo, Polo, Clio, elle avoue négligemment préférer se promener en solo préférant la crème au beurre aux crèmes de beauté.
La Stone c'est une voix de diva avec des paroles qui feront à mon avis couler beaucoup d'encre pas que du vert, du bleu, du transparent comme le dit sa chanson.
Dans la salle, un oeil exercé pouvait remarquer beaucoup de moustiques solitaires, de rémoras à l'oeil triste. La diva reçut même avant les rappels un bouquet de douze roses rouges.
Nous autres, Jean Baptiste Musset, Jules Bourdeaux, Marc Havet, Geoffray et moi même, avons interprété chacun une ou deux chansons, penauds en essayant de croiser son regard. Puis nous sommes descendus de la butte, les mains dans les poches, le frond baissé et des étoiles pleins les yeux.
C'est sûr nous reviendrons la voir cette môme-là. Allez la voir c'est fantastique.